Chemin de fer
Le grain en deux images.
Ça devait faire trois jours que je parcourais le Finistère à la recherche de nouvelles images. Rien ne venait, le temps n’y était pas. Et puis tout à coup, j’ai aperçu dans l’ouest de Roscoff l’arrivée du grain. Cinq minutes se sont passées, juste le temps pour atteindre le bout de la jetée. Tout était en place, quelques déclenchements et le grain est tombé, mouillant bien comme il faut. La surface de l’eau de la seconde image est pleine de ces curieux dessins que forme la pluie en tombant. J’ai exposé un moment les deux côte à côte et puis j’ai fini par ne plus montrer que la première; c’est la plus puissante.
Ce jour là, j’ai passé du temps à sécher le matériel, mais j’étais content, j’avais bien fait de persévérer à travailler par un temps hors normes.
Haïti
C’était bien avant le tremblement de terre qui a dévasté Port-au-Prince. Haïti reste un des pays qui m’a le plus marqué. Il est souvent évoqué les « artistes paysans » qui ont fait la peinture naïve haïtienne, mais le sens du beau de ce peuple va bien au delà de la seule peinture, le pays tout entier est caractère et beauté.
Faite sans doute en 1987, je trouve qu’elle fonctionne toujours aussi bien. J’avais eu accès au toit de l’Opéra de Paris, j’étais seul avec la nuit, un très bon souvenir. C’est sans doute ma photo qui a été la plus reproduite : campagne de pub en Europe et aux USA, nombreuses publications dans la presse et bien sûr la couverture de mon livre « Couleur de nuit, Paris ».
Lumière sur la plage d’Erquy
Lecture
Le voilier
Je flotte sur ce voilier, le jaune. Vous me direz, c’est le seul sur la photo, le reste ce sont des bateaux de pêche. Bon, ce jour là il ne flottait pas bien sûr, il y avait juste une petite réparation à faire, mais comme ça hors de l’eau, cela vous donne une idée de la taille du fier navire qui est à la fois, ma maison, mon bureau et bien sûr un moyen original d’aller et de rester sur certains lieux de reportage.




